Les Japonais et les Vénitiens ne reculent devant rien
Au XVIIème siècle, elles sautaient vivement du lit pour aller s’accrocher aux fenêtres ! Nous voulons parler des courtines qui entouraient les lits depuis le moyen âge. La courtine d’où est issu notre rideau de fenêtre venait d’avoir la bonne idée d’aller décorer nos ouvertures.
C’était très nouveau, elle devenait un élément décoratif visible à l’intérieur et à l’extérieur. Elle n’était plus cantonnée à l’entourage d’un lit ou à faire office de séparation temporaire dans la maison. Le rideau tel que nous le connaissons de nos jours était né et s’apprêtait à régner seul pour l’éternité devant nos fenêtres.
Stores versus rideaux
Pas vraiment pour l’éternité, car c’était sans compter avec des hommes qui avaient décidé de s’attaquer à nos majestueux rideaux rococo très en vogue au XVIIIème. Ces empêcheurs de tourner en rond avaient décidé de remettre le store vénitien au goût du jour. C’est entre 1760 et 1769 que deux brevets en rapport avec les stores vénitiens ont été déposés. Brevets déposés par des anglais, Gowin Knight en 60 et Beran en 69.
C’est durant cette même décennie que Jefferson, un tapissier anglais, ouvrait boutique aux USA, à Philadelphie précisément. Ce pionnier rencontrait rapidement un succès important avec ces nouveaux stores que sa publicité parait de toutes les qualités.
Le rideau japonais
Si le vénitien constituait un solide concurrent aux rideaux, que dire de ce nouvel arrivant ! C’est dans la première moitié du XX ème qu’est ensuite apparue en Occident une déclinaison du shoji Japonais baptisé en France rideau japonais, panneau japonais ou paroi japonaise. Inexplicablement, il existe même d’autres terminologies, paroi, store japonais. Avec tout ce choix de noms, il serait judicieux de ne plus les appeler rideaux japonais, histoire de ne pas « froisser » nos chers rideaux traditionnels.



