Quel avenir pour le panneau japonais
Le Shoji et le Fusuma
Avant de parler de l'avenir du panneau japonais, parlons plutôt de son passé. Il est le digne descendant du shoji japonais que l'on retrouvait dans les maisons japonaises à partir du XIIIème siècle.
Paradoxalement, c'est lorsque les japonais ont commencé à l'oublier un peu que les occidentaux se sont appropriés le concept pour tous les services qu'il peut rendre.
Tout d'abord en Europe, un architecte comme Le Corbusier a commencé à diviser ses pièces à l'instar de ses deux maisons de la Weissenhof-Siedlung, à Stuttgart en 1927.
Plus tard, c'est dans les appartements de la Cité Radieuse à Marseille que Le Corbusier va utiliser les cloisons coulissantes pour moduler ses espaces. Plus que du shoji c'est du Fusuma qu'il va tirer son inspiration.
La différence entre le Fusuma et le Shoji tient au fait que le premier est non transparent, qu'il peut être décoré tandis que le deuxième est translucide.

Le panneau japonais contemporain
Si traditionnellement le Shoji et le fusuma servaient prioritairement à séparer des espaces ou à fermer des rangements, les occidentaux utilisent les coulissants en tissu majoritairement pour habiller leurs baies vitrées et leurs fenêtres.
C'est probablement pour cette raison qu'en France on les appelle assez souvent rideaux japonais.
En très peu de temps, ils sont devenus des incontournables dans l'habillage des baies et très naturellement, leur fonction de séparation redevient un must pour les open spaces en recherche de cloisonnement ponctuel.
Chassez le naturel, il revient au galop !!!
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